menton

Les suites opératoires ne sont pas les même en fonction de s’il s’agit d’une chirurgie de la mâchoire du haut (maxillaire), ou de celle du bas (mandibule), ou du menton.

Les suites opératoires habituelles et les soins post-opératoires.

  • le gonflement des joues et des lèvres (œdème) est très fréquent et parfois important.
  • une excellente hygiène buccale est essentielle. Des bains de bouche vous seront prescrits. Après chaque repas, les dents et les gencives devront être nettoyées avec une brosse souple chirurgicale. Un jet hydropulseur peut également être utilisé.
  • la douleur est modérée, soulagée avec des antalgiques et disparaît en quelques jours. Des vessies de glace enrobées dans un linge (pas directement sur la peau) diminuent le gonflement et la douleur.
  • si les mâchoires sont bloquées, une alimentation liquide est à prévoir pendant la durée du blocage. En l’absence de blocage, une limitation de l’ouverture buccale est fréquente pendant quelques jours. Une alimentation molle sera poursuivie durant environ 1 mois. On perd souvent du poids après l’intervention ce qui peut entraîner de la fatigue.
  • des saignements minimes par le nez ou la bouche, fréquents juste après l’intervention, sont habituellement sans gravité. Après une chirurgie du haut (maxillaire), il peut y avoir des petits saignements de nez qui cessent spontanément au bout de quelques jours.
  • le déplacement des maxillaires s’accompagne d’une modification morphologique et donc esthétique du visage.
  • l’ostéotomie de la mâchoire inférieure entraîne des troubles de sensibilité de la lèvre inférieure, du fait du trajet des nerfs dentaires dans la mandibule (sensation d’engourdissement au niveau de la lèvre inférieure, du menton, et des dents mandibulaires). Cette insensibilité peut durer de quelques semaines à quelques mois (parfois jusqu’à 1 an) et récupère spontanément sans traitement particulier. Elle est moins fréquente (0,5% des cas) dans l’ostéotomie courte de la mandibulaire, alors quelle est présente dans 30% des cas dans la technique classique.
  • Après ostéotomie du maxillaire supérieur, la mobilité et la sensibilité de la lèvre supérieure sont parfois diminuées, et le nez peut rester bouché pendant une semaine. Ces troubles vont progressivement s’estomper mais la récupération peut être longue. Quelques petits saignements du nez sont classiques et s’arrêtent spontanément.

Précautions à respecter :

  • le tabac doit être arrêté au moins 8 jours (au mieux 6 semaines) avant l’intervention et ne pas être repris avant la fin de la cicatrisation de la plaie. Il augmente le risque de douleurs, les retards de cicatrisation, le risque d’infection, et retarde la récupération de la sensibilité.
  • les consignes d’alimentation sont importantes. En général, il est recommandé de manger liquide le premier jour, puis mouliné les 2 semaines suivantes, et mou les 4 semaines suivantes. Il est fortement déconseillé de croquer avant la 6° semaine.
  • sports : pas avant 3 semaines pour les activités sans aucun risque traumatique (vélo d’appartement par exemple, piscine), pas avant 2 mois pour les sports à faible risque (natation, jogging, tennis…) et pas avant 3 mois pour les sports à risques (boxe, VTT, jeux de ballon en équipe…).

 

Les risques

  • Tout acte médical, même bien conduit, recèle un risque de complications. Il ne faut pas hésiter à prendre contact avec l’équipe chirurgicale qui vous a pris en charge (Contactez le 15 en cas d’urgence grave)
  • des saignements abondants sont rares au cours de l’intervention et peuvent exceptionnellement nécessiter une transfusion de sang, voire un geste chirurgical complémentaire.
  • dans un faible pourcentage des cas d’ostéotomie de la mandibule, il peut persister des troubles de la sensibilité de la lèvre inférieure, du menton, de la gencive et des dents. Au delà de la 3ème année le déficit séquellaire peut être considéré comme définitif.
  • une infection des tissus mous de la joue (cellulite) peut survenir quelques jours à quelques semaines après l’opération et nécessiter un traitement adapté.
  • des traits de fracture imprévus lors de la section osseuse peuvent entraîner une durée prolongée de blocage des mâchoires.
  • un retard ou une absence de consolidation osseuse, souvent favorisés par des facteurs extérieurs (traumatisme, non respect du blocage des mâchoires, non port de la gouttière…), est très rare et nécessite de réaliser à nouveau un blocage des mâchoires et parfois une greffe osseuse.
  • des anomalies de positionnement des dents peuvent être constatées plus ou moins tardivement. Si elles sont minimes, elles sont corrigées par le traitement orthodontique postopératoire qu’il faut alors prolonger. Dans les cas exceptionnels où elles sont importantes, elles peuvent justifier une réintervention.
  • des troubles des articulations des mâchoires peuvent se manifester (ou s’aggraver s’ils sont préexistants) après ce type de chirurgie. Ils sont généralement bénins et s’améliorent le plus souvent spontanément en quelques mois.

 

En résumé : 

resume-osteotomie

Les tarifs sont donnés à titre indicatifs, et adaptés en fonction de la complexité de la chirurgie. Un devis vous sera remis lors de la consultation avec le chirurgien.